Il y a des moments tout simples qui prennent une place énorme dans nos journées. Cet été, c’était ma petite marche du matin avec mon fils. Rien d’extraordinaire : on reste dans le quartier avec un rythme tranquilou. Mais en vrai, c’était un mini rendez-vous à nous. Un tête-à-tête où c’est tellement simple de se parler.

Bien sûr, il y a le côté “activité physique”, et ça fait toujours plaisir de cocher la case ! Mais vraiment ce que j’aimais le plus, c’était cette disponibilité : pas d’objectif, pas de “vite vite”. Juste un espace où il peut raconter sa vie, ses idées, ses frustrations, ses joies, et moi je pouvais écouter vraiment.
Et puis voilà… la rentrée. Avec les emplois du temps qui se remplissent, les contraintes qui changent, je ne sais pas encore trop où est-ce que je vais caser ces temps de tête-à-tête avec chacun de mes enfants*.*
Ça m’a rappelé un truc important : les enfants (et nous aussi) ont besoin de temps où on peut parler, sans pression. Juste parler. Pas forcément un grand “moment discussion” cadré. Mais des situation, où on est juste ensemble. C’est vraiment important pour moi créer intentionnellement ces tête-à-têtes avec chacun.
Pour Boubou, c’est souvent sur le trajet de l’école. Ça se fait presque tout seul. Pour les plus grands, c’est plus sportif : ils ont leurs activités, leurs rythmes, leurs envies (et parfois… pas envie de parler du tout). Mais je me répète qu’“il faut” absolument trouver un créneau, même petit, même imparfait.
Cette année, compte tenu des emplois du temps, je pense qu’on va tenter le rendez-vous hebdomadaire à la bibliothèque. Puis il y a les autres moments, un peu plus “inattendus” comme mon tête-à-tête devant Minecraft avec mon grand. (Mais je tiens rarement longtemps parce que j’ai vite mal à la tête.)
Ce que j’apprends (et que je dois me redire souvent), c’est que les “bons moments” ne sont pas toujours quand ça nous arrange. Parfois (souvent ?) les enfants nous sollicitent “pas au bon moment”. Et pourtant… c’est souvent LE moment où ils sont prêts à nous parler. Il y a une vraie question de timing : ils ne vont pas forcément répondre à nos questions juste dans le créneau qu’on a décidé de leur consacrer. Mais avoir ce créneau, même si ce n’est pas parfait, c’est déjà bien.
Alors je ne sais pas encore exactement quand aura lieu nos prochains RDV marche. Peut-être qu’on pourra se refaire des marches (c’est vraiment les moments où on parle le mieux). Peut-être (sûrement) qu’on aura aussi d’autres occasions.
Mais je sais une chose : je ferai tout pour conserver ces temps de tête-à-tête. Parce que ce sont eux qui font le lien. Et parce que, finalement, ce sont souvent ces petites routines qui deviennent les plus grands souvenirs.