Oser déléguer

Il y a des tâches qui ont l’air « petites »… jusqu’au jour où on réalise qu’elles nous prennent finalement un temps fou et surtout beaucoup d’énergie, une fois cumulées ! Par exemple, préparer les affaires des enfants avant un week-end ! Sur le papier, OK, ce n’est pas grand chose. Mais dans la vraie vie, ça peut vite devenir une succession de décisions qui viennent remplir notre charge mentale : “On prend combien de t-shirts ?”, “Il fait quel temps ?”, “Et les chaussures ?”

Pendant longtemps, je faisais tout. Parce que c’était plus rapide. Parce que je voulais que ce soit bien fait. Et puis un jour, j’ai compris qu’à force de vouloir tout faire “correctement” toute seule … ben j’étais fatiguée !

Alors j’ai appris à déléguer. Déléguer, pas que pour moi. Parce que déléguer, c’est aussi choisir de responsabiliser. Quand j’ai arrêté de faire les valises des enfants, le foyer ne s’est pas écroulé (bien sûr). C’est juste… une nouvelle organisation qui s’est mise en place.

Alors oui, parfois, il y a un oubli. Un week-end sans t-shirts, ça arrive. Sans chaussures aussi. (Je ne vais pas dire que c’était le même …) Mais déléguer, c’est aussi accepter qu’apprendre, ce n’est pas être parfait mais c’est aussi se tromper.

Vraiment, quand je pense à tout ce que je faisais “avant” (lave-vaisselle, dressing, ramasser tout ce qui traîne …) , je remercie Dieu d’avoir oser déléguer, même si ce n’est pas forcément exactement comme j’aurais aimé. Et aussi d’avoir appris à resister à la tentation de le faire soi-même, parce que c’est plus rapide (et mieux fait selon nous). On fait plein de petites choses, mais mis bout à bout … on n’arrive vraiment plus à faire, et qu’on est dépité !

Donc voilà. Résister à la perfection. Résister à l’urgence. Résister à l’idée que « si ce n’est pas fait par moi, ce ne sera pas fait ».