Du bon usage des écrans ?

Aujourd’hui, les écrans sont accusés de tous les maux. Je suis en grande partie d’accord notamment sur l’usage qu’en fait la majorité. Néanmoins, je pense que l’on doit voir les écrans comme des outils supplémentaires aux supports plus « traditionnels » comme le papier ou autres objets physiques. J’ai relu une de mes réflexions, qui date de plusieurs années déjà,et aujourd’hui, je suis reconnaissante de pouvoir faire un petit état des lieux de l’évolution de la place des écrans dans notre famille, et plus particulièrement dans la vie des enfants.


J’ai toujours cherché à ce que l’écran ne soit pas un média exclusif de notre foyer. Ainsi, ce qui se passe à l’écran se prolonge par des lectures de magazines, d’histoires associées, de musique (les bandes originales par exemple), de jeux, d’activités… De même, un documentaire ou dessin animé, peut venir compléter ce que l’on aurait déjà lu auparavant dans un autre média. C’est un environnement très riche, qui demande de l’investissement (très peu financièrement en fait, mais pas mal de temps) mais qui en vaut vraiment la peine. Je ne sais pas combien de personnes se rendent compte à quel point nous sommes privilégiés d’avoir toutes ses sources d’informations : et pourtant, on se contente généralement de simplement « consommer » ce qui tombe sous nos yeux.
Titi, qui va maintenant entrer en élémentaire, regarde aujourd’hui toujours les écrans. Néné en regarde autant que lui, car l’histoire de la sieste, c’était le bon vieux temps 😅… Lorsqu’ils sont avec moi, la « règle » est simple : on regarde entre 20 et 30 minutes pendant le goûter (c’est à dire, tous les jours). C’est largement suffisant, sinon après, ils se plaignent de ne pas avoir eu le temps de jouer… Pour le choix, je ne peux plus imposer ma sélection, comme je le faisais auparavant, car Titi affirme désormais ses choix (même si j’ai toujours mon mot à dire), et Néné aussi. Il y a quand même eu un temps de transition avec une période où je proposais un genre de « catalogue » avec des dessins animés présélectionnés (très bien comme méthode d’ailleurs, je pense que je vais m’y remettre). Donc les enfants se mettent d’accord sur un dessin animé qui dure environ 20 minutes. S’ils ne se mettent pas d’accord, ils savent qu’il y a une autre solution qui est de regarder une version écourtée de 2 petits dessins animés (environ 10 minutes chacun). On me dit que c’est un peu trop carré, mais au moins, je n’ai jamais de crise quand « c’est fini » pour en demander encore et encore … Et les enfants s’en portent très bien.
Aujourd’hui, il y a aussi un 3ème « paramètre » : c’est Boubou, qui a bientôt 1 an. Et Boubou prend le goûter en même temps que ses frères. J’aurais aimé éviter de l’exposer si tôt aux écrans mais techniquement parlant, c’est, disons, « un peu compliqué » 😆 ! En réalité, il ne fait qu’entendre, sans regarder, mais ça compte aussi. Du coup, il a déjà sa petite dose quotidienne, qui d’ailleurs le rend souvent excité. (Mais il est excité rien que de voir ses grands frères, alors …). Je me posais la question de l’influence de l’écran sur le bébés par rapport à l’influence d’un environnement agité où des enfants courent et crient dans tous les sens (oui, nos enfants sont très passionnés quand ils jouent …). Mais c’est un autre sujet.
Si je devais faire le bilan de notre usage des écrans, je pense que, oui, les écrans sont des bouffeurs de temps, et que les utiliser à mauvais escient (pour avoir la paix, par exemple) ou sans aucun contrôle (et faire confiance à ces marchands de rêve qui veulent façonner nos pensées…) peut endommager nos capacités. Lorsque les enfants ont trop regardé la télé, ils sont souvent énervés. En plus, cela empiète sur le temps où on peut discuter ensemble au calme. Je ne dis pas cela pour faire culpabiliser tous ceux qui regardent beaucoup la télé mais c’est simplement ce que je constate dans notre propre famille. Je privilégie un usage modéré des écrans, considérant ceux-ci comme un moyen complémentaire à nos échanges. Une télé constamment allumée m’empêche de parler à ceux qui sont autour, et nous oblige à élever la voix pour nous entendre. Les émissions peuvent être un sujet de conversation, mais franchement, il n’y a pas besoin d’une télé pour discuter, non?